Démêler le vrai du faux sur l’endométriose

Du 2 au 8 mars 2026, se tient la 22e semaine européenne de sensibilisation à l’endométriose. L’initiative incite à informer un large public sur cette maladie inflammatoire chronique qui reste encore insuffisamment connue. Pilotée par le ministère de la Santé, des Familles, de l’Autonomie et des Personnes handicapées, la Stratégie nationale de lutte contre l’endométriose vise à garantir un diagnostic rapide et l’accès à des soins de qualité, encourager la recherche et sensibiliser l’ensemble de la société. Objectif : améliorer le quotidien des femmes qui en sont atteintes. Rappel des faits essentiels sur la maladie pour faire barrage aux idées reçues.

1. L’endométriose est une maladie fréquente

VRAI : on estime qu’environ 1 femme sur 10 en âge de procréer serait atteinte d’endométriose. Un projet de recherche est en cours au niveau épidémiologique pour affiner la fréquence des femmes réellement atteintes par une endométriose.

Pour en savoir plus, voir la vidéo : l’endométriose est-elle une maladie fréquente ?

2. Il est normal d’avoir mal pendant ses règles

FAUX : d’importantes douleurs pendant les règles ne doivent pas être perçues comme un phénomène « normal » ou acceptable. Elles doivent inciter à consulter votre médecin traitant, gynécologue ou sage-femme habituel qui vous écoutera et sera à même de repérer une suspicion d’endométriose. Le cas échéant, il vous orientera vers la filière endométriose de votre région pour un diagnostic et une prise en charge adaptée.

Pour en savoir plus, voir la vidéo : est-il normal d’avoir mal pendant ses règles ?

3. Les douleurs de règle sont le seul symptôme de l’endométriose

FAUX : L’endométriose peut s’accompagner d’un ensemble de symptômes, variables selon les personnes tels que : douleurs pendant les rapports sexuels avec pénétration, troubles urinaires, douleurs à la défécation, ainsi que des difficultés à avoir un enfant naturellement.

Pour en savoir plus, voir la vidéo : la douleur au moment des règles est-elle le seul symptôme de l’endométriose ?

4. Le médecin généraliste n’est pas le seul professionnel de santé à qui en parler

VRAI : consulter son médecin traitant ou un médecin généraliste est une première porte d’entrée en cas de suspicion d’endométriose. Mais les infirmiers scolaires, les pharmaciens, les sage-femmes et les gynécologues peuvent également repérer une éventuelle suspicion d’endométriose et orienter le cas échéant au sein de la filière de soins de la région pour un diagnostic et une prise en charge adaptée.

Pour en savoir plus, voir la vidéo : le médecin généraliste est-il l’unique professionnel de santé à qui parler d’endométriose ?

5. L’endométriose est difficile à diagnostiquer

VRAI : il faut 7 ans en moyenne pour établir un diagnostic d’endométriose. Les symptômes nombreux, variant d’une femme à une autre et pouvant passer inaperçus, rendent le diagnostic de la maladie long et complexe.

La mise en place de filières régionales et le renforcement de l’information et de la formation des professionnels de santé à l’endométriose sont autant de priorités d’actions développées au sein de la Stratégie nationale de lutte contre l’endométriose.

Pour en savoir plus, voir la vidéo : l’endométriose est-elle difficile à diagnostiquer ?

6. L’endométriose rend stérile

FAUX : l’endométriose ne rend pas stérile, mais peut baisser la fertilité. Différents mécanismes sont susceptibles d’expliquer une plus grande difficulté à concevoir un enfant, par exemple une atteinte sévère ou des douleurs qui entraînent une réduction des rapports sexuels. Certaines femmes peuvent, à l’inverse, avoir une endométriose sévère et ne pas rencontrer de difficulté.

Pour en savoir plus, voir la vidéo : l’endométriose rend-elle stérile ?

7. Il existe un traitement pour guérir l’endométriose

FAUX : l’endométriose est une maladie inflammatoire chronique. Aujourd’hui on ne guérit pas de l’endométriose, mais on peut diminuer les douleurs. La prise en charge thérapeutique repose principalement sur des traitements spécifiques : médicaments pour bloquer la production d’hormones féminines et/ou chirurgie destinée à enlever les lésions.

Pour en savoir plus, voir la vidéo : existe-t-il un traitement spécifique pour guérir de l’endométriose ?

8. On peut vivre normalement avec l’endométriose

VRAI : cette maladie inflammatoire chronique peut être à l’origine de fortes douleurs et avoir un impact sur la qualité de vie. Il est important d’en parler. Les ressources sont multiples : la filière de soins de votre région qui permet un diagnostic et une prise en charge adaptée, l’espace endométriose du site Santé.fr et les associations de patientes. En parler permet d’être écoutée, de trouver du soutien, des conseils et de bénéficier d’un suivi adapté.

Pour en savoir plus, voir la vidéo : peut-on vivre normalement avec l’endométriose ?

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